PER du dirigeant : l’avantage fiscal ne suffit pas à faire une bonne stratégie
Le plan d’épargne retraite peut être particulièrement pertinent pendant les années de revenus élevés. Mais la déduction fiscale ne dit rien, à elle seule, de la qualité du contrat, de l’allocation retenue ni de la manière dont le capital sera utilisé demain.
Le PER est souvent présenté au dirigeant sous un angle immédiat : effectuer un versement avant la fin de l’année permettrait de réduire son revenu imposable.
Le raisonnement est séduisant. Il est aussi incomplet.
Un plan d’épargne retraite est avant tout une enveloppe de long terme. Les sommes qui y sont versées doivent être investies pendant plusieurs années, généralement jusqu’à la retraite. Elles pourront ensuite être récupérées en capital, en rente ou selon une combinaison des deux.
L’intérêt du dispositif ne se mesure donc pas uniquement au montant de l’impôt économisé aujourd’hui. Il dépend également de la fiscalité future, de la qualité des supports d’investissement, des frais, de la liquidité du reste du patrimoine et de la fonction que ce capital devra remplir au moment de la retraite.
Chez Stanza, la décision d’alimenter un PER intervient après quatre étapes : cartographier, structurer, arbitrer et piloter.
Cartographier : partir du patrimoine disponible, pas seulement de l’impôt
Avant de verser sur un PER, il faut déterminer la part du patrimoine qui est déjà immobilisée.
Chez de nombreux dirigeants et travailleurs non salariés, une fraction importante de la fortune se trouve concentrée dans l’entreprise, l’immobilier professionnel ou des participations non cotées. Ce patrimoine peut avoir une valeur élevée sans être rapidement disponible.
Le PER ajoute une nouvelle contrainte de liquidité. En principe, les capitaux restent bloqués jusqu’à la retraite, même si la réglementation prévoit plusieurs possibilités de déblocage anticipé : certains accidents de la vie, la cessation d’une activité non salariée à la suite d’une liquidation judiciaire ou encore l’acquisition de la résidence principale, à l’exception des droits provenant de versements obligatoires.
Il convient donc de mesurer :
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la trésorerie personnelle immédiatement accessible ;
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les dépenses importantes attendues dans les prochaines années ;
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le poids de l’entreprise et des autres actifs illiquides ;
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les emprunts restant à rembourser ;
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le montant estimé des pensions futures ;
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le capital déjà placé dans des enveloppes de retraite ;
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les besoins de protection du conjoint et de la famille.
Un dirigeant fortement imposé, mais disposant de peu de liquidités personnelles, ne doit pas nécessairement chercher à utiliser l’intégralité de son plafond de déduction.
La disponibilité d’un capital peut avoir davantage de valeur que l’avantage fiscal associé à son immobilisation.
Structurer : comprendre ce que permet réellement la déduction
Jusqu’à l’âge de 70 ans, les versements volontaires réalisés sur un PER peuvent être déduits du revenu imposable, dans la limite du plafond personnel d’épargne retraite.
Ce plafond figure sur l’avis d’impôt. Depuis 2026, les plafonds non utilisés peuvent, selon leur année d’origine, être reportés sur une période pouvant atteindre cinq ans. Les couples mariés ou pacsés peuvent également mutualiser leurs plafonds. Les versements effectués après 70 ans ne sont plus déductibles.
Pour un contribuable situé dans une tranche marginale élevée, la déduction peut procurer un avantage immédiat important.
Exemple : ce que représente la déduction fiscale
Prenons le cas d’un dirigeant qui verse 30 000 euros sur son PER et dispose d’un plafond de déduction suffisant.
L’économie d’impôt dépend de sa tranche marginale d’imposition. Elle réduit l’effort financier immédiat, sans modifier le montant effectivement placé sur le contrat.
| Tranche marginale d’imposition | Versement sur le PER | Réduction théorique d’impôt | Effort financier après avantage fiscal |
|---|---|---|---|
| 30 % | 30 000 € | 9 000 € | 21 000 € |
| 41 % | 30 000 € | 12 300 € | 17 700 € |
| 45 % | 30 000 € | 13 500 € | 16 500 € |
Pour un dirigeant imposé dans la tranche à 45 %, le placement de 30 000 euros sur le PER représente ainsi un effort financier immédiat théorique de 16 500 euros, après prise en compte de l’économie d’impôt.
Ce résultat explique l’attrait du PER pendant les années de forte rémunération ou de bénéfices professionnels importants.
Il ne permet cependant pas de conclure que l’opération sera avantageuse dans son ensemble.
La déduction n’est pas une économie fiscale définitive
Lorsque les versements ont été déduits du revenu imposable, la part du capital correspondant à ces versements est soumise au barème progressif de l’impôt sur le revenu lors de la sortie en capital.
Les gains produits par le contrat sont soumis à la fiscalité applicable aux revenus du capital. Depuis le 1er janvier 2026, le taux forfaitaire global applicable est, en principe, de 31,4 %, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux.
Le PER organise donc principalement un transfert d’imposition entre deux périodes :
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une période d’activité, pendant laquelle les revenus et le taux marginal d’imposition peuvent être élevés ;
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une période de retraite, pendant laquelle les revenus imposables peuvent être moins importants.
L’opération est particulièrement pertinente lorsque l’écart fiscal entre ces deux périodes est favorable.
Elle peut être moins convaincante lorsque le dirigeant anticipe, après la cession de son entreprise, des revenus patrimoniaux importants maintenant son imposition à un niveau élevé.
Exemple : l’effet de la fiscalité au moment de la sortie
Supposons que les 30 000 euros versés aient produit 20 000 euros de gains, portant la valeur du PER à 50 000 euros.
Dans cette simulation :
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les 30 000 euros de versements initialement déduits sont soumis au barème de l’impôt sur le revenu ;
-
les 20 000 euros de gains sont taxés au taux forfaitaire de 31,4 % applicable en 2026.
| Imposition lors de la sortie | Impôt sur les 30 000 € versés | Fiscalité sur les 20 000 € de gains | Capital net récupéré |
|---|---|---|---|
| TMI de 11 % | 3 300 € | 6 280 € | 40 420 € |
| TMI de 30 % | 9 000 € | 6 280 € | 34 720 € |
| TMI de 41 % | 12 300 € | 6 280 € | 31 420 € |
| Versement initial non déduit | 0 € | 6 280 € | 43 720 € |
La dernière ligne ne signifie pas que l’absence de déduction soit systématiquement préférable. Le titulaire n’a alors bénéficié d’aucune économie d’impôt au moment du versement.
La comparaison complète doit intégrer :
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l’avantage fiscal obtenu à l’entrée ;
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la manière dont cette économie d’impôt a été utilisée ;
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la durée de placement ;
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la performance du contrat ;
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le taux d’imposition réellement applicable au moment de la sortie.
La valeur fiscale du PER réside moins dans la déduction prise isolément que dans l’écart entre la fiscalité d’entrée et celle de sortie.
Faut-il toujours déduire ses versements ?
Le titulaire d’un PER peut renoncer à la déduction fiscale de certains versements volontaires.
Dans ce cas, lors d’une sortie en capital, la somme correspondant aux versements non déduits est exonérée d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Seuls les gains produits par le contrat restent fiscalisés.
Cette possibilité peut être pertinente lorsqu’un versement est réalisé pendant une année faiblement imposée.
Elle peut également concerner un dirigeant qui souhaite alimenter son PER pour investir à long terme, sans créer une imposition future sur le remboursement de son propre capital.
Cette option rappelle une distinction essentielle : verser sur un PER et déduire ce versement sont deux décisions différentes.
Arbitrer : choisir un contrat, pas seulement une enveloppe
Tous les PER ne sont pas équivalents.
Le PER individuel peut prendre la forme :
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d’un contrat d’assurance ;
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ou d’un compte-titres.
Le PER d’assurance peut notamment donner accès à un fonds en euros. Le PER bancaire peut permettre d’investir en direct dans certaines actions. Les deux structures n’obéissent pas non plus aux mêmes règles en cas de décès : le PER compte-titres entre dans la succession, tandis que le PER d’assurance permet de désigner un ou plusieurs bénéficiaires.
Le choix doit porter notamment sur :
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les frais prélevés sur les versements ;
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les frais annuels de gestion du contrat ;
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les frais propres aux supports d’investissement ;
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la qualité et la diversité des fonds proposés ;
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l’accès éventuel à un fonds en euros ;
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la présence d’ETF, de fonds obligataires, immobiliers ou non cotés ;
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les possibilités d’arbitrage ;
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les conditions de sortie fractionnée ;
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les garanties de prévoyance ;
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le traitement du contrat en cas de décès.
Des frais annuels apparemment faibles peuvent produire un écart important sur une durée de quinze ou vingt ans.
À l’inverse, une architecture financière très large ne présente aucun intérêt si elle conduit à multiplier les supports complexes ou coûteux sans leur attribuer de fonction précise.
Analyser les investissements placés dans le PER
Le PER n’est qu’une enveloppe. Sa performance dépend des actifs qui y sont logés.
Chaque support doit être étudié selon les quatre piliers de sélection de Stanza.
La conviction d’investissement
Quelle source de performance recherche-t-on ?
Il peut s’agir de la croissance des entreprises, de revenus obligataires, d’immobilier, d’infrastructures ou de stratégies répondant à une situation particulière de marché.
Le support doit reposer sur une hypothèse économique compréhensible et correspondre à l’horizon réel du titulaire.
Une promesse de rendement ou une performance passée ne constituent pas, à elles seules, une conviction d’investissement.
Les sponsors et les équipes de gestion
Qui prend les décisions d’investissement ?
Quelle est l’expérience de l’équipe ? Comment a-t-elle traversé les périodes défavorables ? Quelle est sa stabilité ? Ses intérêts sont-ils correctement alignés avec ceux des investisseurs ?
Dans un investissement de long terme, la qualité des équipes et de la gouvernance peut être aussi déterminante que la nature des actifs sélectionnés.
Les modalités financières et juridiques
Quels sont les frais cumulés du contrat et du support ?
Quelle est sa liquidité ? Existe-t-il des mécanismes de plafonnement ou de suspension des rachats ? Le capital est-il garanti, partiellement protégé ou pleinement exposé aux fluctuations des marchés ?
La recherche d’un rendement supérieur implique généralement l’acceptation d’un risque plus important.
L’engagement de l’investissement
L’activité financée est-elle cohérente avec les transformations environnementales, sociales et réglementaires susceptibles d’affecter sa valeur à long terme ?
Cette analyse peut porter sur l’efficacité énergétique, l’utilisation des ressources, l’adaptation climatique, la qualité des pratiques sociales ou la gouvernance.
L’objectif n’est pas d’appliquer artificiellement un discours responsable à chaque support. Il est de vérifier que l’investissement ne repose pas sur un modèle structurellement fragilisé par les évolutions du monde réel.
La gestion pilotée ne dispense pas de comprendre l’allocation
Par défaut, le PER fonctionne généralement selon une gestion pilotée à horizon.
Lorsque la retraite est encore éloignée, l’épargne peut être davantage exposée à des actifs risqués et potentiellement plus performants. À mesure que la date du départ approche, elle est progressivement orientée vers des supports considérés comme moins risqués.
Le principe est cohérent. Son application doit néanmoins être examinée.
Deux gestions pilotées portant la même qualification — prudente, équilibrée ou dynamique — peuvent reposer sur des allocations, des fonds et des frais sensiblement différents.
Il convient donc de vérifier :
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la part réellement investie en actions ;
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la diversification géographique ;
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le poids des obligations et des actifs monétaires ;
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la présence éventuelle d’actifs immobiliers ou non cotés ;
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le calendrier de sécurisation ;
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les fonds utilisés ;
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le niveau total de frais.
La gestion pilotée délègue les arbitrages. Elle ne dispense pas de comprendre la stratégie retenue.
Piloter : préparer la sortie plusieurs années à l’avance
Au moment de la retraite, l’épargne issue des versements volontaires peut être récupérée :
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en capital ;
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en rente viagère ;
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ou selon une combinaison des deux.
La sortie en capital peut également être fractionnée.
Cette souplesse ne dispense pas d’anticiper.
Une sortie totale en capital peut provoquer une forte concentration de revenus imposables sur une seule année. Une sortie fractionnée permet parfois de mieux répartir les retraits et de conserver une partie du capital investi.
La rente apporte un revenu versé à vie, mais implique généralement une perte de disponibilité du capital et réduit sa transmissibilité.
Plusieurs années avant la retraite, il faut donc définir :
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le montant à conserver sur le plan ;
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la part destinée aux premières années de dépenses ;
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l’opportunité d’une sortie fractionnée ;
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la pertinence éventuelle d’une rente ;
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le niveau de risque encore acceptable ;
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l’articulation avec l’assurance-vie, les comptes-titres, l’immobilier et les pensions obligatoires.
Le pilotage doit également tenir compte des autres actifs.
Il serait incohérent de sécuriser progressivement le PER tout en laissant l’essentiel du patrimoine concentré dans une entreprise unique, des participations non cotées ou quelques actifs immobiliers difficiles à céder.
Le PER doit servir la stratégie, pas la remplacer
Le PER peut être un excellent outil pour le dirigeant qui dispose de revenus élevés, d’un horizon long et d’une épargne disponible suffisante.
Il devient moins pertinent lorsqu’il est alimenté uniquement pour réduire l’impôt, sans considération pour la fiscalité future, les frais ou les besoins de liquidité.
Cartographier permet de déterminer combien peut réellement être immobilisé.
Structurer donne une fonction au capital versé et permet de choisir entre déduction immédiate et fiscalité future.
Arbitrer conduit à sélectionner le bon contrat, les bons supports et le niveau de risque approprié.
Piloter prépare la manière dont l’épargne sera progressivement sécurisée, puis utilisée.
Un PER n’est pas performant parce qu’il réduit l’impôt à l’entrée. Il l’est lorsqu’il améliore durablement l’organisation du patrimoine.
Les exemples chiffrés présentés dans cet article reposent sur des hypothèses simplifiées et ne constituent pas des simulations personnalisées. Ils n’intègrent notamment pas l’évolution des règles fiscales, les frais, l’inflation, l’option éventuelle pour le barème progressif ou les contributions applicables aux revenus élevés.
Cet article présente des informations générales à caractère patrimonial, fiscal et financier. Il ne constitue ni une recommandation personnalisée, ni un conseil juridique ou fiscal. La pertinence d’un PER et de ses supports dépend de la situation personnelle, professionnelle et familiale de chaque investisseur. Les investissements peuvent comporter un risque de perte en capital et d’illiquidité.
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